ReflexionsRéflexions partagées

[ Les neurosciences au service du bien-être et de la performance ]

NOUVEAU! Vous trouverez régulièrement dans cette page des articles, issus de ma pratique,  vous proposant des réflexions entre les neuro-sciences et l'accompagnement. Retouvez-nous régulièrement en vous abonnant à la newsletter.

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IdéeRésolution de problème orientée solution.

Très souvent, les êtres humains se sentent démunis quand ils font face à un problème.

Voici un protocole destiné à trouver des solutions créatives aux obstacles que vous rencontrez.  

Cette méthodologie est orientée solutions. Elle part du principe qu’il n’est pas nécessaire de connaître les causes d’une difficulté pour la résoudre. Elle est particulièrement adaptée aux enjeux relationnels. Vous passerez peu de temps à réfléchir au problème mais beaucoup plus à envisager les solutions.  

Essayez !    

1ère étape : La première étape consiste à définir avec précisions la situation que vous souhaitez atteindre.

Définissez le plus clairement possible ce que vous souhaitez. Pour vous aider, répondez à la question suivante : « Imaginez que vous rencontriez un bon génie qui peut résoudre votre problème, comment le lendemain, après que le vœu se soit réalisé, vous vous apercevrez du changement ? ».

Répondez alors aux questions suivantes :

Après la résolution de mon problème, je verrai ? Après la résolution de mon problème, mon entourage verra ? Les réponses doivent être concrètes, précises, le plus possible dépendantes de vous (qu'est-ce qui aura changé en vous, dans vos comportements une fois le problème terminé ?), formulées positivement. Précisez toujours le contexte, auprès de qui, la fréquence, etc. ..    

2ème étape : Lister toutes les solutions déjà tentées et qui n’ont pas eu de résultat.

Le seul moyen d’échouer, c’est d’arrêter avant d’avoir réussi ! Si vous n’arrivez pas à obtenir ce que vous souhaitez, essayez autre chose de différent des solutions déjà tentées. Vous avez ainsi la liste de tout ce qu’il est inutile de refaire et que vous devez donc abandonner. Très souvent l’être humain a tendance à reproduire ses habitudes même si elles entraînent de piètres résultats. Cette étape pourrait être illustrée par la métaphore suivante. Si la porte blindée est fermée, ne vous cassez pas l’épaule à essayer de la fracturer, regardez plutôt si une fenêtre n’est pas ouverte !  

3ème étape : Y a-t-il parfois des exceptions ? c'est-à-dire que ce que je désire se réalise.

Si oui, les lister en précisant bien ce qui fait la différence. Une exception est un moment de grâce où le problème a été temporairement résolu. En comprendre les caractéristiques, c’est découvrir des pistes à poursuivre pour résoudre votre problème.    

4ème étape : Passez à l’action !

Mettez vous dans un endroit agréable et tranquille, fermez les yeux, détendez vous et laissez-vous inspirer par les étapes précédentes pour laisser émerger des pistes d'action. Dans tous les cas, abandonnez les solutions déjà tentées afin de trouver de nouvelles options, osez même faire l'inverse de ce que vous avez fait précédemment. Essayez aussi de reproduire les exceptions en repérant leurs caractéristiques. Vous pouvez également mettre en place ce que vous avez noté dans le descriptif précis de la situation idéale, c'est à dire créer les conditions de la situation résolue. Agissez comme si l'idéal était atteint.

Vous aurez ainsi des pistes pour améliorer la situation sans avoir eu à vous poser, une seule fois, la question de son origine et de ses causes.

Et plus important, vous serez redevenu acteur plutôt que de vous sentir impuissant.

Frédéric MARQUET

Cet exercice est extrait de mon livre « Bienvenue dans le jeu de la vie » aux éditions Le Souffle d’Or. Vous pourrez retrouver dans cet ouvrage un exemple illustratif de ce protocole et de nombreux autres exercices similaires.   

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BébéApprendre comme un bébé !

Un bébé apprend beaucoup et rapidement. Regardez ses premières années de vie, il va savoir  ramper, tenir un objet, se mettre debout, marcher, parler, dessiner puis écrire. Si ses deux parents parlent une langue maternelle différente, il les intégrera facilement. Nous, adultes, nous pouvons être jaloux. Demandez à ceux qui apprennent une nouvelle langue ce qu’ils en pensent.  

Alors, savez-vous pourquoi un bébé apprend si vite ?

La réponse est simple : un bébé apprend vite car il n’a rien à désapprendre. Pour bien comprendre comment fonctionne l’apprentissage, examinons à quoi servent nos deux hémisphères cérébraux. Dans son livre « les prodiges du cerveau » (Robert Laffont), E. Goldberg explique que notre hémisphère gauche a pour fonction de créer des routines, de reconnaître et d’enregistrer des formes, en un mot ce qui est utile. Alors que l’hémisphère droit fonctionne comme une éponge et absorbe tout ce qui vient, il explore l’inconnu, innove. Quand les expériences perçues par ce dernier sont jugées pertinentes (par exemple un comportement qui fait sourire maman), l’hémisphère gauche va alors frayer un chemin c'est-à-dire établir des connexions pour enregistrer ce comportement satisfaisant. Etant relativement vierge, un apprentissage sera plus facilement inscrit. Alors que nous, adultes, nous aurons tendance à comparer le nouveau à l’ancien, à être réticent s’il remet en cause le connu, nous aurons besoin de faire de la place, de désapprendre pour apprendre.

Transposé au leadership, ce constat peut expliquer certains effets pervers comme la résistance au changement. Citons d’autres exemples  marquants : L’effet Pygmalion qui a été testé dans des classes scolaires où l’annonce que certains élèves seraient meilleurs que d’autres se confirmait dans les notes au cours de l’année alors que cette information avait été donnée sur des bases complètement aléatoires. Il s’agit du phénomène de prédictions auto-réalisantes : une croyance bien ancrée en vous risque d’être confirmée par les faits car vous ne percevrez que ceux qui l’attestent.

La théorie de l’engagement prend également ses sources dans ce constat. Si je me suis déjà fortement engagé dans une voie, celle-ci est donc bien enregistrée dans mon hémisphère gauche, et il est très difficile après d’en changer même si les informations captées par mon hémisphère droit viennent me dire que la décision n’est pas pertinente.

Mon invitation sera donc la suivante  : pourquoi ne pas, de temps en temps, lâcher prise sur le connu pour nous ouvrir au monde sans préjugé ni a priori… un peu comme un bébé ?

Frédéric MARQUET - Mars 2017

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Peur Les méfaits de la peur dans les organisations

Le monde dans lequel nous vivons renforce les peurs : accélération des technologies et des changements, peur de ne pas être à la hauteur ou de suivre le rythme. Le besoin d’immédiateté (mails, téléphone, réseaux,…) provoque une accélération du temps. L’épuisement menace. Les incohérences et paradoxes de plus en plus nombreux nous plongent dans la double contrainte : devoir faire une chose et son contraire simultanément. C’est ainsi que, par exemple, les managers se plaignent de devoir atteindre des objectifs plus ambitieux avec des moyens de plus en plus restreints. Les crises suscite la crainte de perdre : son job, son statut, son entreprise, son bonus, sa liberté …

Toutes ces peurs induites ont des conséquences très concrètes dans les entreprises. Les réactions archaïques du cerveau face au stress (fuite, lutte, inhibition) vont ainsi s’inviter dans les organisations.

La peur induit la fuite. Elle peut prendre la forme d’un repli sur l’immédiateté, le court-terme et fait perdre la vision, le long terme et le cap. Le premier ingrédient qu’il faudra promouvoir sera alors le sens (à la fois dans son propre travail et dans l’action collective) qui permettra d’intégrer où l’entreprise va, comment elle y va et comment je participe en son sein.

La peur peut aussi provoquer l’inhibition. Elle pourra se traduire par de la défiance, de la méfiance. Ces dernières peuvent se transformer en trahison de son identité, de ses valeurs ou croyances ainsi que celles des autres pour en quelque sorte « sauver sa peau ». Le second ingrédient pour retrouver succès et sérénité est alors la confiance.
L’inhibition peut aussi prendre la forme d’un repli sur soi : égocentrisme, rétention d’information, mauvais usage du pouvoir, tentation de ne plus donner et de s’enfermer derrière des barrières relationnelles infranchissables en pensant qu’elles protègent. Le troisième ingrédient a pour but de dépasser ce constat, il s’appelle l’abondance

La peur fait aussi percevoir des menaces : la réaction peut être la lutte. La violence dans les relations commence à s’installer. Une tendance à refuser les situations et les autres se développe. Le jugement se généralise et chacun s’enferme et enferme l’autre derrière des qualificatifs qui le réduisent. La violence en découle. Le quatrième ingrédient que nous vous aidons à restaurer est la tolérance. Il s’agit de s’accepter et d’accepter l’autre tel qu’il est.
La lutte peut aussi engendrer une recherche de coupable. Pour fuir son propre sentiment de culpabilité (conséquence d’une vulnérabilité non assumée), on va le projeter sur l’autre. Dans une équipe, ce sera la recherche d'un bouc émissaire qui prendra en charge les fautes de tous engendrant une violence interminable. Mais supprimer le bouc émissaire ne résoudra pas le système qui produit le dysfonctionnement et il faudra indéfiniment se soulager de la sorte. Le dernier ingrédient est donc l’innocence qui consiste à remplacer la notion de faute qui réclame un coupable par la notion d’erreur qui réclame une correction.

A partir de la démarche ASSOI, nous avons élaboré un diagnostic original des conséquences de la peur dans les organisations. Nous proposons un auto-diagnostic en équipe (ou dans l’entreprise) sur la base d’un partage de regards croisés. Nous ne croyons pas au manichéisme : il n’y a pas dans l’absolu ce qui est bien et ce qui est mal. La vie est une recherche permanente d’équilibre entre des pôles opposés qui nous attirent. Par exemple : fixer des règles pour protéger les individus et autoriser les écarts pour favoriser l'audace et l’innovation. Notre diagnostic vous permet d’aller affronter ces paradoxes qui constituent le quotidien. Nous vous aidons à repérer l’équilibre dont vous avez besoin entre des postures contradictoires. Ensemble, vous définirez au mieux vos modes de fonctionnement qui vous permettront de conjuguer succès et sérénité, exigence et bienveillance.

Pour en savoir plus sur la démarche ASSOI - Cliquez-ici !

Pour bénéficier de ce processus de regards croisés - Contactez-nous !

Pour vous former - Programme !

 Frédéric MARQUET en collaboration avec Franck Potié – Janvier 2017

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IntuitionL'intuition : comment (mieux) s'en servir comme aide à la décision ?

Quelle est la meilleure décision ?
Vaut-il mieux prendre le temps d'analyser avantages et inconvénients ou bien se laisser guider par le "flash" instantané qui pousse à l'action ?
Des techniques de Neuro-harmonisation favorisent l'accès à des ressources créatives inconscientes !

Dans son livre La force de l’intuition (Ed. Robert Laffont), Malcolm Gladwell montre que la première impression est la bonne. Il présente, entre autres, l’histoire d’un pompier très expérimenté qui, un jour lors d’une intervention dans une maison en flammes, ressent une étrange sensation. Comme si la situation à laquelle il faisait face ne correspondait pas aux standards qu’il connaissait. Soudainement, sans trop savoir pourquoi, il hurle à tous ses collègues de quitter immédiatement la pièce enflammée. Quelques secondes après qu’ils soient tous sortis, la maison s’embrase et s’effondre.

À partir de cet exemple et de bien d’autres Gladwell montre cette force de l’intuition.

On sait aujourd’hui que les aires préfrontales de notre cerveau font cet immense travail de compilation des informations perçues, de comparaison avec les situations passées  afin de prendre une décision inconsciente mais rapide.

Il faut certaines conditions pour que ce processus puisse être mis en œuvre :

Dans ces conditions, nous aurons cette possibilité d’accéder à nos ressources inconscientes bien présentes en nous mais que nous n’arrivons pas suffisamment à exploiter à cause de notre besoin de contrôle et de maîtrise.

Les techniques de Neuro-harmonisation facilitent la mobilisation du préfrontal et l’accès aux ressources créatives inconscientes. 

Des études ont démontré que le cerveau a besoin du mouvement pour mieux réfléchir. Des groupes, à qui il était demandé des tâches créatives, avaient de meilleurs résultats si on obligeait les participants à marcher pour réfléchir en comparaison avec ceux qui avaient la contrainte de rester assis sans bouger. Robert Dilts, PNListe réputé qui a modélisé les grands génies, a aussi mis en évidence que les plus grandes découvertes ont été obtenues grâce à la mobilité du corps. Darwin en marchant, Mozart dans les soubresauts de son carosse, Disney en jouant ses personnages. Pourtant à l'école ou au bureau, nous nous retrouvons la plupart du temps assis.
C'est d'autant plus dommage, que de petits mouvements simples comme des trajectoires oculaires peuvent déjà faciliter l’émergence de l’intuition et aider à trouver des solutions aux problèmes qui gâchent la vie. Dans mon livre A chacun son cerveau, à chacun sa réussite ! (éditions Le Souffle d’Or), je décris les techniques oculaires et présente un exercice de créativité (page 127). Une occasion de partager ce que vivent les participants aux séances de neuro-harmonisation, lorsqu'ils laissent exprimer le potentiel créatif de leur cerveau pour s’ouvrir à de nouveaux horizons.

Mais déjà, vous pouvez appliquer le petit conseil suivant : la prochaine fois que vous hésiterez sur une décision à prendre ou éprouverez un sentiment d'impuissance face à une situation compliquée, sortez, marchez, courez, faites du sport... Variez les mouvements : les plus efficaces seront ceux qui sollciteront, en alternance, les deux côtés de votre corps. Vous pourrez sautiller d'un pied à l'autre, lancer une balle de la main droite à la gauche et même réaliser des mouvement oculaires en diagonal. Mais, le plus important, sera de garder dans un premier temps votre problématique en tête puis de laisser vos pensées évoluer. Ne retenez rien, laissez les idées apparaître et évoluez tout en continuant à bouger. Ayez sous la main de quoi enregistrer tout ce qui vous vient à l'esprit pour mieux ensuite lâcher prise. Notez ce qui émerge puis continuer à bouger et à vous laisser surprendre par votre esprit et ainsi accéder à d'autres idées.

Ce simple petit exercice qui peut durer le temps qu'il faut de cinq à une quinzaine de minutes  vous aidera à faire baisser la tension et à accèder à de premières pistes de solutions. Bien sûr, pour les difficultés ou blocages plus importants, vous aurez besoin d'être accompagné, mais déjà vous pourrez ainsi par, le simple mouvement de votre corps, favoriser votre intuition. Et vous en tirerez, peut-être, la conclusion qu'il vaut mieux travailler en marchant et en utilisant l'espace qu'en restant sur sa chaise.

Frédéric MARQUET novembre 2016

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